À quelques jours de l’échéance du 7 juin 2026, le Parti Résistans Nasyonal pou Sove Souverènte ak Idantite Pèp la (PRENSSIP) a publié une note publique exprimant ses préoccupations face à la situation politique, sécuritaire et sociale du pays.
Dans ce document signé par plusieurs responsables de l’organisation, dont le coordonnateur national Me Bedford Claude et le secrétaire général Me Daniel Samedy, le parti affirme que l’insécurité continue de s’aggraver à travers plusieurs régions du pays. PRENSSIP évoque notamment la multiplication des actes de violence armée, les pertes enregistrées au sein de la population civile et des forces de l’ordre, ainsi que la situation difficile de milliers de familles déplacées par les affrontements entre groupes armés.
Le parti estime que les autorités dirigées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’ont pas apporté jusqu’à présent de réponses suffisantes aux défis auxquels le pays est confronté. Selon la note, la crise sécuritaire demeure l’une des principales préoccupations de la population, alors que plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince et de l’Artibonite restent affectées par les violences des gangs.
PRENSSIP s’est également prononcé sur le débat entourant la transition politique. Le parti remet en question les récentes démarches engagées en vue de l’organisation des prochaines consultations électorales et appelle au respect des dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice du pouvoir.
Dans son communiqué, l’organisation politique soutient que la date du 7 juin 2026 constitue une échéance importante qui ne devrait pas être ignorée dans le cadre de la transition en cours. Le parti affirme que toute prolongation du processus politique devrait faire l’objet d’un consensus national et d’une base légale clairement définie.
Face aux tensions politiques croissantes, PRENSSIP lance un appel au dialogue entre les différentes forces du pays. Le parti invite les acteurs politiques, les organisations de la société civile ainsi que les citoyens à privilégier la concertation afin de rechercher une solution nationale à la crise.
« Le pays a besoin d’un changement de direction, d’un leadership responsable et d’un engagement sincère en faveur du rétablissement de la sécurité, de la stabilité et de la démocratie », conclut le document.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les discussions autour de l’avenir de la transition, l’organisation des élections et les efforts visant à restaurer les institutions démocratiques du pays, alors que la crise sécuritaire demeure l’un des principaux défis auxquels Haïti est confrontée en 2026.


