Dans une prise de position qui suscite de vives réactions, le journaliste d’investigation Djovany Michel tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « danger majeur » pour la souveraineté d’Haïti. À travers une publication largement relayée, il met en cause la gestion du pouvoir exécutif et appelle à une intervention rapide du Conseil des ministres.
Selon lui, les autorités disposent à la fois des moyens juridiques et des motifs politiques pour obtenir la démission du Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé. Il estime qu’une telle décision permettrait de « sortir le pays du chaos » et d’éviter ce qu’il considère comme une dérive compromettant l’avenir national.
Des accusations graves autour de la souveraineté
Au cœur de son alerte, Djovany Michel évoque l’existence de contrats qu’il qualifie de dangereux, voire « criminels », engageant le pays sur des périodes allant de 10 à 50 ans. Ces accords, selon ses propos, exposeraient des ressources stratégiques du pays et fragiliseraient la souveraineté nationale.
Il affirme également que certaines décisions pourraient faciliter l’utilisation d’infrastructures clés, notamment l’aéroport, dans des conditions jugées préoccupantes pour les intérêts du pays.
Un appel à l’action du Conseil des ministres
Le journaliste appelle explicitement le Conseil des ministres à se positionner. Il évoque la possibilité de contraindre le chef du gouvernement à quitter ses fonctions, en s’appuyant notamment sur le cadre constitutionnel, en particulier l’article 249 de la Constitution de 1987 et les dispositions liées à l’absence d’autorité présidentielle.
Selon lui, une majorité claire au sein du Conseil pourrait ouvrir la voie à une transition politique encadrée.
Vers une nouvelle configuration politique ?
Au-delà de la démission du Premier ministre, Djovany Michel propose une issue : l’ouverture d’un dialogue national menant à la mise en place d’un gouvernement bicéphale. L’objectif affiché serait de rétablir la sécurité, restaurer la confiance institutionnelle et organiser des élections crédibles.
Une prise de parole qui alimente le débat
Cette sortie intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par l’insécurité persistante, les blocages politiques et une crise de confiance généralisée envers les institutions.
Si certains saluent le courage de cette prise de position, d’autres appellent à la prudence.Une chose est certaine : cette alerte relance le débat sur la gouvernance, la souveraineté et les mécanismes institutionnels capables de sortir Haïti de l’impasse actuelle.


