De nouveaux détails continuent d’émerger dans le cadre des audiences liées à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Lors de récentes comparutions devant la justice américaine, l’un des accusés, Mario Antonio Palacios, a admis avoir pris des objets appartenant au couple présidentiel dans les instants ayant suivi l’attaque.
Selon les éléments présentés au tribunal, l’ancien militaire colombien a reconnu avoir emporté une montre et un bracelet dans la chambre du chef de l’État, peu après les faits. Ces objets ont par la suite été retrouvés dans ses effets personnels au moment de son arrestation en Jamaïque, quelques jours après le drame.
Des preuves matérielles présentées en audience
Au cours de la même audience, les procureurs américains ont soumis des photographies de ces bijoux à Martine Moïse, survivante de l’attaque et témoin clé dans le dossier.
D’après les informations rapportées, elle a rapidement identifié les objets présentés. Le bracelet a été reconnu comme lui appartenant, tandis que la montre a été attribuée au président Jovenel Moïse.
Cette séquence, survenue en pleine audience, a contribué à renforcer la portée des éléments matériels présentés par l’accusation.
Un éclairage sur les faits postérieurs à l’attaque
Les déclarations de Mario Antonio Palacios apportent un éclairage supplémentaire sur ce qui s’est produit immédiatement après l’assassinat. Au-delà de la planification et de l’exécution de l’attaque, ces révélations mettent en lumière des comportements individuels qui continuent d’alimenter la compréhension globale des événements.
Une affaire toujours en construction
Près de cinq ans après les faits, le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse continue d’évoluer au fil des témoignages et des audiences judiciaires, principalement aux États-Unis. Chaque nouvelle déclaration contribue à préciser certains aspects, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre.
Entre preuves matérielles, aveux partiels et récits parfois contradictoires, la justice poursuit son travail pour établir les responsabilités dans ce qui reste l’un des crimes les plus marquants de l’histoire récente d’Haïti.



