L’ancien président de la République, Michel Joseph Martelly, est arrivé à Port-au-Prince ce mercredi 15 juillet 2026. Son retour intervient dans un contexte politique et judiciaire particulièrement sensible, alors que son nom apparaît dans le cadre de l’instruction sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse.
Cette arrivée survient quelques semaines après que le juge d’instruction JeanDenis Cyprien eut convoqué l’ancien chef de l’État pour une audition fixée au 18 juin 2026. À la demande de ses avocats, cette comparution avait été reportée, sans qu’une nouvelle date n’ait alors été officiellement annoncée.
Le retour de Michel Martelly attire l’attention en raison des nombreuses attentes entourant la poursuite de cette enquête judiciaire, ouverte afin de faire toute la lumière sur l’assassinat de Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
Au fil des années, plusieurs personnalités politiques, d’anciens hauts fonctionnaires et des responsables de sécurité ont été entendus dans le cadre de cette instruction. Les autorités judiciaires cherchent à établir les responsabilités de chacun et à reconstituer les circonstances ayant conduit à ce crime qui a profondément marqué l’histoire récente du pays.
Michel Martelly, figure emblématique du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), n’a pas fait de déclaration publique à son arrivée. Son entourage n’a pas non plus précisé les raisons exactes de son déplacement ni la durée de son séjour en Haïti.
Son retour intervient dans un climat où une partie de l’opinion publique continue de réclamer que l’enquête avance jusqu’à son terme, sans distinction de statut ni d’appartenance politique. Beaucoup estiment que seule une justice indépendante et impartiale permettra d’apporter des réponses aux nombreuses zones d’ombre qui entourent encore ce dossier.
Les prochains jours pourraient être déterminants si les autorités judiciaires décident de relancer les démarches en vue de l’audition de l’ancien président. En attendant, sa présence sur le territoire national remet une nouvelle fois sous les projecteurs l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles de ces dernières années en Haïti.



