La crise humanitaire continue de s’aggraver en Haïti sous l’effet de l’expansion de la violence armée dans plusieurs régions du pays. La Protection civile locale a annoncé que plus de 72 000 personnes avaient déjà été déplacées dans le département des Nippes jusqu’au jeudi 14 mai 2026.
Selon les autorités locales, cette situation est directement liée à l’intensification des actes de violence et de l’insécurité qui frappent particulièrement le département de l’Ouest, où les affrontements entre groupes armés continuent de provoquer des déplacements massifs de population.
Des milliers de familles ont été contraintes d’abandonner leurs maisons dans l’urgence afin de chercher refuge dans des zones considérées comme plus sûres. Plusieurs déplacés arrivent dans les Nippes après avoir fui des quartiers touchés par les violences, souvent sans ressources suffisantes ni assistance immédiate.
Cette nouvelle vague de déplacements exerce une pression considérable sur les communautés d’accueil déjà fragilisées par les difficultés économiques et le manque d’infrastructures de base. Les besoins en nourriture, en eau potable, en soins médicaux et en hébergement augmentent rapidement, tandis que les capacités locales restent limitées.
Des responsables communautaires et des organisations humanitaires alertent également sur les risques sanitaires et sociaux liés à la concentration croissante de personnes déplacées dans certaines localités du département.
Depuis plusieurs mois, l’expansion des groupes armés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince pousse des milliers d’Haïtiens à fuir vers les provinces, transformant progressivement certaines régions du pays en zones de refuge improvisées.
Face à cette crise qui ne cesse de s’étendre, plusieurs acteurs humanitaires appellent à une mobilisation urgente des autorités nationales et de la communauté internationale afin d’éviter une aggravation dramatique des conditions de vie des populations déplacées.



