Une affaire particulièrement sensible secoue la Police nationale d’Haïti (PNH) dans le département de la Grand’Anse. Le policier Reneld Nelson a été interpellé le jeudi 30 mai 2026 à la suite d’accusations de viol présumé sur une adolescente âgée de 14 ans à l’intérieur du sous-commissariat de Bac, dans la commune de Jérémie.
Selon les informations recueillies, les faits allégués remonteraient à la nuit du 31 mars au 1er avril 2026. La jeune fille, qui résidait temporairement chez des proches, se serait retrouvée dans l’impossibilité de regagner son domicile après avoir perdu son chemin à la tombée de la nuit.
Toujours selon les éléments disponibles, un citoyen l’aurait conduite au sous-commissariat de Bac afin qu’elle puisse y être placée en sécurité en attendant d’être remise à sa famille ou prise en charge conformément aux procédures prévues pour les mineurs en situation de vulnérabilité.
L’enquête en cours cherche à déterminer les circonstances dans lesquelles la mineure aurait été accueillie au poste de police. Des sources proches du dossier indiquent que sa présence n’aurait pas été officiellement consignée et que les autorités compétentes n’auraient pas été immédiatement informées de sa situation.
La plainte déposée auprès des autorités judiciaires fait état d’un viol présumé qui se serait produit à l’intérieur même des locaux du sous-commissariat. Ces allégations font actuellement l’objet d’investigations de la part des autorités compétentes.
Par ailleurs, plusieurs informations circulant dans la région évoquent une présumée tentative d’arrangement financier avec les proches de la victime. Selon ces informations, une somme de 300 000 gourdes aurait été proposée afin d’éviter des poursuites judiciaires. Cette information n’a toutefois pas été confirmée officiellement par les autorités chargées de l’enquête.
Ce 3 juin 2026, Reneld Nelson devait être entendu par le parquet de Jérémie dans le cadre de cette affaire qui suscite une vive émotion au sein de la population de la Grand’Anse.
L’affaire relance les préoccupations concernant la protection des mineurs et les mécanismes de contrôle au sein des institutions chargées d’assurer la sécurité publique. Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent à une enquête rigoureuse afin que toute la lumière soit faite sur les faits dénoncés.
À ce stade de la procédure, le policier concerné bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à toute décision définitive de la justice.



