Djovany Michel s’attaque au système et pointe du doigt Steeve Khawly concernant le blocage du Grand Sud ; il dénonce les gangs, l’oligarchie et l’impunité comme racine de tous les problèmes du pays »
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste haïtien Djovany Michel a ouvertement abordé le fonctionnement du système judiciaire et économique en Haïti. Pour lui, mener des opérations policières dans les quartiers populaires contre des criminels armés, sans s’attaquer aux réseaux économiques et aux responsables présumés qui jouissent de l’impunité, revient à ne traiter qu’une partie du problème.
« Si la police mène des opérations dans les quartiers populaires pour traquer les criminels armés sans réformer simultanément la justice haïtienne afin d’interpeller les membres de l’oligarchie vampirique, c’est comme se laver les mains pour ensuite les essuyer par terre », a écrit Djovany Michel dans cette publication. Il affirme également que, selon son analyse, la crise sécuritaire ne peut être dissociée du fonctionnement de la justice ni des relations entre certains acteurs économiques, hommes politiques et groupes armés.
Dans son intervention, le journaliste cite nommément Steeve Khawly d’entretenir une forme de collusion avec les chefs de gangs armés et de contribuer au blocage de l’accès terrestre au Grand Sud. Il soutient aussi que le transport maritime de marchandises et de véhicules serait devenu une activité particulièrement lucrative dans ce contexte.
Ces accusations ne sont toutefois pas nouvelles dans le débat public. En mai 2026, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) avait dénoncé ce qu’il présentait comme un système organisé autour du blocage de l’accès terrestre au Grand Sud. L’organisation avait évoqué les paiements imposés aux transporteurs ainsi que l’existence d’un circuit maritime devenu indispensable pour contourner les axes routiers contrôlés par les groupes armés.
De son côté, Djovany Michel avait déjà rendu publiques, en juin 2026, des accusations visant Steve Khawly et sa famille, notamment concernant des transactions financières présumées aux États-Unis. Ces allégations ont été formulées sous forme d’accusations et de demandes d’enquête. Dans son message, Michel a fini par étendre son propos à l’ensemble du pays. « Dans tous les secteurs, la situation est sensiblement la même », a-t-il déclaré, estimant qu’un système judiciaire incapable de poursuivre les personnes qu’il met en cause ne permettrait pas, selon lui, de s’attaquer à la racine de l’insécurité.
Son intervention place ainsi au cœur du débat une question qui dépasse les affrontements entre policiers et gangs : qui profite réellement du chaos sécuritaire et pourquoi le système judiciaire peine-t-il à atteindre les acteurs économiques ou politiques soupçonnés de tirer parti de cette situation ? Pour Djovany Michel, la réponse passe nécessairement par une réforme en profondeur de la justice et par des enquêtes capables d’établir les responsabilités, au-delà des seuls quartiers populaires.Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste haïtien Djovany Michel a ouvertement abordé le fonctionnement du système judiciaire et économique en Haïti. Pour lui, mener des opérations policières dans les quartiers populaires contre des criminels armés, sans s’attaquer aux réseaux économiques et aux responsables présumés qui jouissent de l’impunité, revient à ne traiter qu’une partie du problème.
« Si la police mène des opérations dans les quartiers populaires pour traquer les criminels armés sans réformer simultanément la justice haïtienne afin d’interpeller les membres de l’oligarchie vampirique, c’est comme se laver les mains pour ensuite les essuyer par terre », a écrit Djovany Michel dans cette publication. Il affirme également que, selon son analyse, la crise sécuritaire ne peut être dissociée du fonctionnement de la justice ni des relations entre certains acteurs économiques, hommes politiques et groupes armés.
Dans son intervention, le journaliste cite nommément Steeve Khawly d’entretenir une forme de collusion avec les chefs de gangs armés et de contribuer au blocage de l’accès terrestre au Grand Sud. Il soutient aussi que le transport maritime de marchandises et de véhicules serait devenu une activité particulièrement lucrative dans ce contexte.
Ces accusations ne sont toutefois pas nouvelles dans le débat public. En mai 2026, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) avait dénoncé ce qu’il présentait comme un système organisé autour du blocage de l’accès terrestre au Grand Sud. L’organisation avait évoqué les paiements imposés aux transporteurs ainsi que l’existence d’un circuit maritime devenu indispensable pour contourner les axes routiers contrôlés par les groupes armés.
De son côté, Djovany Michel avait déjà rendu publiques, en juin 2026, des accusations visant Steeve Khawly et sa famille, notamment concernant des transactions financières présumées aux États-Unis. Ces allégations ont été formulées sous forme d’accusations et de demandes d’enquête. Dans son message, Michel a fini par étendre son propos à l’ensemble du pays. « Dans tous les secteurs, la situation est sensiblement la même », a-t-il déclaré, estimant qu’un système judiciaire incapable de poursuivre les personnes qu’il met en cause ne permettrait pas, selon lui, de s’attaquer à la racine de l’insécurité.
Son intervention place ainsi au cœur du débat une question qui dépasse les affrontements entre policiers et gangs : qui profite réellement du chaos sécuritaire et pourquoi le système judiciaire peine-t-il à atteindre les acteurs économiques ou politiques soupçonnés de tirer parti de cette situation ? Pour Djovany Michel, la réponse passe nécessairement par une réforme en profondeur de la justice et par des enquêtes capables d’établir les responsabilités, au-delà des seuls quartiers populaires.




