À quelques jours de l’expiration de la prolongation accordée aux bénéficiaires haïtiens du statut de protection temporaire (TPS) — fixée au 24 juillet 2026 —, une déclaration d’un haut responsable américain a alimenté les interrogations entourant la décision de mettre fin à cette mesure.
Lors d’une audition au Congrès américain, le représentant Gregory Meeks a interrogé Michael Kozak, chef du Bureau des affaires de l’hémisphère occidental au département d’État, au sujet du TPS accordé aux ressortissants haïtiens. En réponse, Michael Kozak a affirmé qu’à sa connaissance, le département d’État n’avait pas été consulté par le département de la Sécurité intérieure (DHS) avant la décision de mettre fin au TPS pour Haïti.
Cette déclaration est loin d’être anodine. Elle suggère que la décision aurait pu être prise sans l’avis officiel de l’institution américaine chargée des relations diplomatiques, alors même que la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti demeure extrêmement préoccupante.
Pour des milliers de familles haïtiennes vivant aux États-Unis, l’incertitude grandit. L’USCIS a prolongé la validité des autorisations de travail (EAD) ainsi que les protections liées au TPS jusqu’au 24 juillet 2026, permettant aux bénéficiaires de continuer à travailler légalement durant cette période. À l’approche de l’échéance, beaucoup attendent encore de savoir si une nouvelle mesure sera annoncée ou si le programme prendra effectivement fin.
Les organisations de défense des migrants, plusieurs élus américains et des représentants de la diaspora haïtienne continuent de plaider pour une nouvelle prolongation, estimant que les conditions actuelles en Haïti ne permettent pas un retour en toute sécurité des bénéficiaires du TPS.
Alors que le compte à rebours est lancé, les déclarations de Michael Kozak risquent d’intensifier la pression politique sur l’administration américaine. Elles pourraient également raviver le débat sur la manière dont cette décision a été prise et sur les conséquences qu’elle pourrait avoir pour des dizaines de milliers d’Haïtiens légalement établis aux États-Unis.



