La dégradation de l’environnement continue de s’aggraver en Haïti. Selon les dernières données de l’Observatoire Citoyen pour l’Environnement d’Haïti (COE-H), la Forêt des Pins a perdu près de 90 % de sa superficie. D’environ 40 000 hectares au début du XXᵉ siècle, elle ne couvre aujourd’hui qu’environ 5 000 hectares.
Le rapport attribue cette destruction au déboisement illégal, à la production de charbon de bois, à la coupe d’arbres pour la construction, au brûlis pratiqué pour l’agriculture ainsi qu’aux incendies d’origine humaine.
Les conséquences sont déjà lourdes. La disparition progressive de cette forêt accélère l’érosion des sols, augmente les risques d’inondations et de glissements de terrain, tout en menaçant les sources d’eau dont dépendent de nombreuses communautés.
Au-delà des chiffres, c’est une partie du patrimoine naturel d’Haïti qui s’efface peu à peu. Chaque hectare perdu fragilise davantage un pays déjà confronté aux effets du changement climatique et aux catastrophes naturelles.
Face à cette situation, une question s’impose : combien de temps faudra-t-il encore avant que des mesures efficaces soient prises pour sauver ce qui reste de la Forêt des Pins, l’un des derniers grands poumons verts d’Haïti ?



