PORT-AU-PRINCE, 7 juin 2026 — L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly est attendu le jeudi 18 juin 2026 à la chambre d’instruction criminelle dans le cadre de l’enquête en cours sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, selon des informations judiciaires rendues publiques ces derniers jours.
Cette comparution s’inscrit dans la poursuite des investigations entourant l’attaque meurtrière survenue dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à la résidence privée du chef de l’État à Pèlerin 5, dans les hauteurs de Port-au-Prince. Près de cinq ans après les faits, le dossier continue de connaître de nouveaux développements judiciaires.
L’ancien chef de l’État devrait être entendu par les autorités judiciaires dans le cadre des démarches entreprises pour compléter l’instruction et recueillir des éléments supplémentaires susceptibles d’éclairer certains aspects de l’affaire. Les motifs précis de cette audition n’ont toutefois pas été détaillés publiquement.
Depuis l’ouverture de l’enquête, plusieurs personnalités politiques, anciens responsables gouvernementaux, membres des forces de sécurité ainsi que des acteurs du secteur privé ont été appelés à comparaître devant les magistrats chargés du dossier. Ces auditions s’inscrivent dans la recherche de la vérité autour de l’un des assassinats politiques les plus marquants de l’histoire contemporaine d’Haïti.
La convocation de Michel Joseph Martelly intervient dans un contexte où de nombreuses voix continuent de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à la mort de Jovenel Moïse. Les familles des victimes, les organisations de défense des droits humains et une partie de l’opinion publique demeurent dans l’attente de réponses claires sur les responsabilités à différents niveaux.
Alors que la justice haïtienne poursuit son travail malgré les défis institutionnels et sécuritaires auxquels elle est confrontée, cette nouvelle audition est perçue comme une étape importante dans un dossier dont les ramifications s’étendent bien au-delà des frontières nationales.
L’audience prévue le 18 juin sera suivie avec une attention particulière tant par les observateurs politiques que par les acteurs judiciaires, dans l’espoir de voir progresser une enquête qui continue de soulever de nombreuses interrogations au sein de la société haïtienne.



