La situation s’est brusquement détériorée à la Direction générale des Douanes, où un mouvement de protestation interne a paralysé les activités depuis la veille. Ce mardi matin, les tensions restaient vives au sein de l’institution, révélant une crise profonde de gouvernance.
Une direction sous pression
Selon des informations rapportées par Satellite509, le directeur général, Gérald Remplais, aurait quitté précipitamment son bureau sous haute escorte, signe d’un climat particulièrement tendu.
Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par des accusations persistantes visant la gestion de l’institution.
Une fronde des employés
Au cœur de la contestation, environ 350 contractuels, soutenus par d’autres employés, dénoncent ce qu’ils considèrent comme une politique de favoritisme. Ils accusent la direction d’avoir procédé à près de 400 nouvelles nominations et signatures de contrats au profit de proches, au détriment d’agents en poste depuis plusieurs années.
Certains des protestataires affirment travailler au sein de l’institution depuis plus de dix ans, sans avoir bénéficié ni de régularisation ni de paiement de salaire depuis plusieurs mois.
Des dossiers en attente et un sentiment d’injustice
Toujours selon les éléments communiqués, plusieurs de ces employés disposaient déjà de dossiers en cours de traitement pour une nomination officielle sous l’administration précédente. Malgré cela, ils indiquent ne pas avoir été intégrés, tandis que de nouveaux recrutements auraient été effectués.
Des documents transmis à la presse par les protestataires viendraient appuyer ces revendications, renforçant un sentiment d’injustice au sein de l’institution.
Une crise qui dépasse la Douane
Cette mobilisation met en lumière des dysfonctionnements plus larges dans la gestion des institutions publiques en Haïti. La Douane, considérée comme un pilier économique stratégique, se retrouve aujourd’hui fragilisée par des tensions internes et des accusations de mauvaise gouvernance.
Quelles suites ?
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités pour répondre aux accusations ou annoncer des mesures concrètes.
Dans un climat social déjà tendu, cette crise pourrait avoir des répercussions au-delà de l’institution, notamment sur le fonctionnement économique du pays.
Entre revendications sociales, accusations de favoritisme et silence des autorités, la situation à la Douane pose une question centrale : jusqu’où cette crise interne peut-elle évoluer ?




