Port-au-Prince, 4 juin 2026. — Une publication largement relayée sur les réseaux sociaux a provoqué une nouvelle vague de discussions autour de la gestion de l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA), en mettant en cause sa directrice générale, Lovely François.
Le message, diffusé sur la plateforme X, avance plusieurs accusations concernant la gouvernance de l’institution, notamment des déplacements fréquents à l’étranger, l’utilisation présumée de ressources de l’organisme et des interrogations sur certaines dépenses administratives.
L’ONA, institution chargée de la gestion des cotisations et prestations de retraite de milliers de travailleurs haïtiens, occupe une place stratégique dans l’administration publique. À ce titre, toute polémique entourant sa gestion suscite naturellement une attention particulière de l’opinion publique.
Les accusations relayées interviennent dans un contexte où les citoyens réclament davantage de transparence dans la gestion des fonds publics. Plusieurs observateurs estiment que les institutions de l’État doivent renforcer leurs mécanismes de reddition de comptes afin d’éviter que le doute et les rumeurs ne s’installent durablement.
À l’heure où ces informations circulent abondamment, aucun rapport d’audit officiel, aucune décision judiciaire ni aucune enquête publique rendue publique n’est venue confirmer les faits avancés dans la publication.
Cette nouvelle controverse illustre néanmoins le climat de méfiance qui entoure de plus en plus la gestion des institutions publiques en Haïti. Dans un pays confronté à de profondes difficultés économiques et sociales, la moindre interrogation sur l’utilisation des ressources publiques prend rapidement une dimension nationale.
Plusieurs voix plaident désormais pour davantage de transparence, estimant que seule la publication de données vérifiables, d’audits indépendants et de rapports financiers détaillés permettra de dissiper les doutes et de préserver la crédibilité des institutions publiques.



