L’émotion et l’indignation continuent de gagner Delmas 60 ce vendredi 5 juin 2026, un incident au cours duquel des coups de feu auraient été tirés à proximité de l’École Petit Valentin. Alors que plusieurs témoins affirment que des balles ont été tirées dans une zone fréquentée par des élèves et des riverains, de nombreux habitants réclament désormais une enquête approfondie ainsi que des sanctions contre les agents impliqués si des manquements professionnels sont confirmés.
Selon les témoignages recueillis dans le quartier, les faits se seraient produits en pleine journée, à un moment où des enfants, des parents et des membres du personnel scolaire se trouvaient encore dans les environs de l’établissement. Plusieurs riverains soutiennent que deux personnes auraient échappé de peu à une tragédie, tandis qu’un projectile aurait frappé à proximité immédiate d’un agent de sécurité de l’école.
L’incident a provoqué un mouvement de panique dans le secteur. Des parents affirment avoir vécu des moments d’angoisse en apprenant que des tirs avaient retenti à quelques mètres seulement d’un établissement fréquenté quotidiennement par des dizaines d’élèves.
« Une école ne doit jamais devenir un lieu où les enfants risquent d’être exposés à des échanges de tirs ou à des balles perdues », a déclaré un habitant du quartier, visiblement bouleversé par les événements.
Au-delà de la peur, c’est surtout la question de la responsabilité qui domine les discussions. Plusieurs citoyens estiment que toute intervention armée dans une zone aussi sensible devrait faire l’objet d’un examen rigoureux afin de déterminer si les procédures ont été respectées.
Des voix s’élèvent également pour demander à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti de se saisir du dossier. Pour ces citoyens, la confiance entre la population et les forces de l’ordre dépend de la capacité des institutions à faire preuve de transparence lorsqu’un incident grave survient.
« Si des erreurs ont été commises, elles doivent être reconnues. Si des fautes ont été commises, elles doivent être sanctionnées. Personne ne devrait être au-dessus des règlements », estime un responsable communautaire de la zone.
L’affaire intervient dans un contexte où la population réclame davantage de professionnalisme et de discipline au sein des institutions publiques chargées d’assurer la sécurité. Pour plusieurs observateurs, le recours à la force dans des zones densément peuplées exige une vigilance particulière afin d’éviter que des civils innocents ne soient exposés à des risques inutiles.
À l’heure où les circonstances exactes de l’incident restent à clarifier, les habitants de Delmas 60 réclament avant tout la vérité. Ils souhaitent connaître les raisons qui ont conduit à l’usage d’armes à feu dans le secteur et demandent que toute responsabilité éventuelle soit établie dans le respect de la loi.
Pour les parents d’élèves, une certitude demeure : la sécurité des enfants doit rester une priorité absolue. Ils espèrent que les autorités compétentes feront toute la lumière sur les événements et prendront les mesures appropriées afin qu’un tel épisode ne se reproduise plus aux abords d’un établissement scolaire.



