Montréal, le 1er juillet 2026 – Une longue bataille judiciaire opposant Wendy Phele à Jhon Colem Morvan vient de connaître son épilogue devant la Cour supérieure du Québec. Dans une décision rendue publique ce mercredi, le tribunal a conclu que les accusations portées contre Wendy Phele relevaient de la diffamation et a condamné l’influenceur à verser près de 50 000 dollars en dommages-intérêts.
L’affaire remonte à plusieurs années, lorsque Jhon Colem Morvan avait diffusé sur les réseaux sociaux des publications mettant en cause l’origine de sommes d’argent envoyées par Wendy Phele à sa mère. Les allégations laissaient entendre que ces fonds provenaient de ressources publiques, une affirmation que le plaignant a toujours catégoriquement rejetée.
Dans son jugement de 22 pages, le juge Sylvain Lussier rappelle que la liberté d’expression constitue un droit fondamental, mais qu’elle ne saurait servir de refuge à des accusations dépourvues de fondement.
« La liberté d’expression s’arrête là où commence la diffamation », écrit le magistrat, ajoutant que le débat politique est légitime, mais qu’il existe des « limites à ne pas franchir ».
Le tribunal estime que Jhon Colem Morvan n’a présenté aucun élément de preuve permettant d’étayer ses accusations. À l’inverse, Wendy Phele a démontré que ses revenus étaient légitimes et que les transferts effectués à sa mère provenaient de ressources licites.
Considérant que les propos litigieux attribuaient au plaignant des actes pouvant être assimilés à des infractions criminelles, la Cour a qualifié la diffamation de grave, en raison de ses conséquences sur sa réputation et son image publique.
En plus de l’indemnisation financière, le jugement impose à Jhon Colem Morvan de retirer, dans un délai de cinq jours, les contenus jugés diffamatoires publiés sur Facebook et YouTube. Il devra également rendre publiques les conclusions de la décision ainsi que certains extraits du jugement afin d’informer son audience.
Dans une réaction publiée après le verdict, Wendy Phele a déclaré voir cette décision comme une réparation morale après plusieurs années marquées, selon lui, par une campagne de discrédit. Il a également salué le travail de son avocat, Me Maxime St-Onge, qu’il remercie pour sa défense tout au long de la procédure.
Au-delà du différend entre les deux hommes, cette décision rappelle qu’à l’ère des réseaux sociaux, les tribunaux demeurent vigilants face à la diffusion d’accusations susceptibles de porter atteinte à la réputation d’autrui lorsqu’elles ne reposent sur aucun fondement démontré.



