Les bandits ont forcé de nombreuses familles à quitter leurs habitations, et aujourd’hui, il est temps de se rassembler pour exiger une réponse forte de l’État haïtien. Les ministères, les directions générales, et toutes les institutions gouvernementales doivent prendre leurs responsabilités. Il est impératif de remettre en ordre les affaires de l’État, de sécuriser les institutions et de remettre la gestion des affaires publiques sur le bon chemin.
Nous, citoyens haïtiens, devons organiser nos efforts pour que l’État prenne des mesures concrètes pour garantir la sécurité de tous, ou, si cela n’est pas possible, cède sa place à ceux qui peuvent réellement prendre le contrôle de la situation. L’État haïtien doit se montrer digne de la confiance du peuple et ne pas se permettre de négliger ses responsabilités.
Les autorités doivent comprendre qu’elles sont financées par l’argent du peuple, qui, à travers les taxes, assure le fonctionnement des services publics, y compris la police. Or, la police semble concentrer ses efforts uniquement pour protéger les ministères, les politiciens et une élite bourgeoise qui a largement contribué à la ruine du pays. Ce n’est plus acceptable.
Le peuple haïtien doit se lever et se révolter face à l’injustice qui nous est imposée. Nous sommes constamment laissés dans l’insécurité, pris au piège entre des autorités fantoches manipulées par des intérêts étrangers qui cherchent à affaiblir davantage notre nation, et des gangs qui n’ont aucune pitié pour les innocents. Les autorités haïtiennes, par leur silence complice, semblent soutenir ces groupes criminels. Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince, et les enfants innocents sont les premières victimes de cette violence. Ce constat est inacceptable.
L’État, censé apporter des solutions, ne fait qu’attiser la colère du peuple. Ceux qui devraient protéger la population sont eux-mêmes impuissants, voire accablés, en cherchant des excuses. Les discours sur l’intervention divine, invoquant l’aide de Dieu contre les gangs, ne sont plus suffisants. C’est une fuite en avant, un manque de responsabilité criant de la part de ceux qui sont censés gouverner.
Quant au Conseil Présidentiel de Transition (CPT), il n’inspire plus confiance. Ni le CPT, ni la Primature haïtienne, ni la Direction Générale de la Police Nationale (DGPNH) ne parviennent à donner une direction claire. Ils sont divisés, démunis, et semblent incapables de proposer des solutions concrètes. Le pays est pris en otage par une coalition criminelle, le groupe “Viv Ansanm” et son chef, qui, avec une détermination cruelle, cherchent à détruire notre nation. Bien qu’il y ait une présence policière, une mobilisation de la Mission multinationale (MMSS) et de l’Armée d’Haïti, cela ne semble pas suffisant face à la puissance des groupes armés qui contrôlent le pays.
Le peuple haïtien ne peut plus accepter cette situation. Nous devons nous unir, mettre de côté nos divergences et nous battre pour la justice, la sécurité et la dignité. Il est impératif que nous reprenions le contrôle de notre destin et que nous ne laissions plus le pays sombrer dans le chaos. Nous sommes nombreux et, ensemble, nous avons la force de faire entendre notre voix et d’imposer le changement.
C’est le moment de se lever. Ensemble, pour Haiti!