Le 22 et 23 décembre 2024, le département du Nord-Ouest a été frappé par des inondations dévastatrices, causant des pertes humaines et matérielles considérables. Plus de 200 000 habitants ont été affectés, et la tragédie a fait 13 morts. Près de 187 maisons se sont effondrées, des récoltes ont été anéanties et de nombreux animaux des paysans ont disparu dans la violence des eaux. Les infrastructures ont été gravement endommagées, notamment deux ponts essentiels : le Pont Balade et le Pont Tiboukan, qui relient la zone de Bassin Bleu à Chanson.
Cette catastrophe a mis en lumière l’absence totale de coordination de la part des autorités nationales. Aucun responsable du gouvernement n’était présent pour assurer les secours. Ni la Direction Générale de la Protection Civile, ni le Ministère de l’Intérieur, ni le Ministère chargé de la Solidarité et des Affaires Humanitaires ne se sont manifestés sur le terrain. En outre, aucun fonds d’urgence n’a été débloqué pour venir en aide aux sinistrés. Sur place, les services municipaux et le Bureau TPTC (Transport Public et Travaux Citadins) étaient paralysés, ne disposant même pas de carburant pour leurs véhicules publics. Aucune étude topographique n’a été réalisée dans la ville de Port-de-Paix, laissant la population sans aucune orientation sur la gestion des crises futures.
Selon Kenley Jean-Baptiste, écrivain et politologue, cette situation n’est malheureusement pas nouvelle. Le département du Nord-Ouest semble être devenu une région marginalisée et négligée par les autorités haïtiennes. « Depuis 2012, sous le gouvernement du Premier ministre Laurent Lamothe, le département avait bénéficié de quelques mesures d’aide, notamment un déblocage de 12 millions de dollars pour un plan spécial de développement. Ce plan incluait 5 millions de dollars pour des travaux de drainage. À cette époque, il y avait une dynamique positive de développement dans la région.

Cependant, après la démission de l’ex-premier ministre Lamothe, la continuité de ce soutien a été interrompue, et le département semble avoir été complètement abandonné », explique Kenley Jean-Baptiste. L’écrivain et politologue déplore également l’inaction des autorités haïtiennes face à cette situation de crise et appelle à une véritable prise en charge de cette région oubliée par l’État. Selon lui, la négligence des autorités n’est pas seulement un problème local, mais un symptôme de l’inefficacité du gouvernement central face aux besoins urgents des populations vulnérables
En parlant de la situation critique du département du Nord-Ouest, vous pourriez être intéressé par les inondations, qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur les communautés. De plus, la question de l’inefficacité gouvernementale dans la gestion des crises est un sujet crucial ; découvrez-en plus sur le rôle des gouvernements dans la protection des citoyens. Pour mieux comprendre la dynamique des bons et des mauvais gouvernements, n’hésitez pas à explorer cet article sur l’État et son impact sur les populations vulnérables.