Leslie Voltaire, représentant du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), dispose désormais de six jours pour tenir une promesse qu’il a faite lors de plusieurs interviews sur des médias nationaux et internationaux. Il avait annoncé son intention d’ouvrir la voie reliant plusieurs départements de l’ouest du pays à la capitale, Port-au-Prince, une capitale désormais sous le contrôle de gangs armés. Si cette promesse n’est pas réalisée dans les délais impartis, il sera difficile de ne pas considérer que le CPT ait échoué dans sa mission.
En effet, l’incapacité à sécuriser les principales routes du pays et à reprendre le contrôle des zones stratégiques, notamment la capitale, traduit un échec cuisant des autorités. Cette situation est d’autant plus dramatique que même le plus grand hôpital général de la capitale est désormais entre les mains de gangs, ne pouvant plus recevoir de patients en raison de la violence qui y sévit. Si l’État n’arrive pas à neutraliser ces groupes armés et à offrir un retour à la stabilité pour les habitants, cela témoigne d’une régression inquiétante des autorités face à une menace grandissante.
Au lieu de restaurer la sécurité et d’offrir des solutions concrètes à la population, les actions du Conseil Présidentiel de Transition, de la primature et de la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH) semblent avoir exacerbé la crise. Ce manque d’efficacité et de vision stratégique a non seulement permis aux gangs de renforcer leur emprise sur le pays, mais a également contribué à l’instabilité qui touche de plus en plus de régions, forçant des milliers de citoyens à fuir leurs foyers.
Si ces promesses de changement ne sont pas respectées, l’échec du Conseil Présidentiel de Transition ne pourra être ignoré, et le pays risquerait de s’enfoncer davantage dans le chaos. La situation actuelle montre bien que les autorités ne parviennent pas à inverser la tendance : les gangs progressent, tandis que les institutions publiques semblent régresser, incapables de protéger la population et de rétablir l’ordre. Il est urgent que des mesures fortes soient prises pour endiguer cette crise qui ne cesse de se renforcer.