Et si les vœux de Leslie Voltaire, représentant du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), concernant la neutralisation des gangs armés, n’étaient pas exaucés ? Cette question se pose à l’approche de la date fatidique du 7 mars 2025, lorsque Voltaire devra céder la place à Fritz Jean, son successeur désigné. Mais qu’en sera-t-il de son héritage ? Que dira-t-il au peuple haïtien ?
Le constat est inquiétant. Alors que le pays est en proie à une violence endémique, avec des gangs qui contrôlent de vastes portions de territoire, le représentant du CPT, après avoir promis de rétablir la sécurité et d’ouvrir la voie aux réformes, n’a pas encore pu tenir ses engagements. Les autorités semblent incapables de faire face à cette menace grandissante, et la population, de plus en plus frustrée, se demande si le gouvernement actuel a véritablement l’intention de restaurer l’ordre.
Mais que dire de son bilan global durant son mandat ? Si l’on se réfère à l’inaction apparente du Conseil Présidentiel de Transition, on pourrait légitimement se demander quel progrès a été accompli. Le peuple haïtien attend toujours des résultats tangibles : des mesures concrètes pour garantir la sécurité, rétablir les services publics, et relancer une économie moribonde. Or, à ce jour, les initiatives proposées semblent soit inexistantes, soit largement inefficaces. Pire encore, certains observateurs pointent du doigt les voyages fréquents et coûteux de Voltaire à l’étranger, qui, plutôt que de servir les intérêts du pays, semblent avoir été une distraction de ses responsabilités envers la nation. Ces déplacements, financés par les fonds publics, ont donné l’impression que l’urgence de la situation n’était pas perçue à sa juste valeur.
Alors, que restera-t-il de son passage à la tête du CPT ? Si les gangs continuent de régner sur le territoire, si la violence et l’insécurité persistent, et si les conditions de vie de la population se détériorent, le bilan de Voltaire risque de se résumer à une succession de promesses non tenues et d’opportunités manquées. Son échec à neutraliser les groupes armés, à assurer la sécurité et à fournir des solutions durables à la crise pourrait être difficile à ignorer.
En mars 2025, lorsqu’il passera le flambeau à Fritz Jean, que pourra-t-il dire au peuple haïtien ? Si les attentes sont restées vaines, si les problèmes ont empiré, il faudra plus qu’une simple déclaration pour rétablir la confiance. Le temps est compté, et le pays, épuisé par des années de crise, attend des actions concrètes, pas des paroles.