Une publication du journaliste Djovany Michel fait actuellement réagir sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques haïtiens. Dans son message, le journaliste met en cause certaines nominations réalisées sous le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, évoquant la présence de responsables ayant été inculpés dans des affaires de trafic d’armes.
Selon cette publication, Vladimir Paraison, inculpé en 2018, occupe aujourd’hui le poste de directeur général de la Police nationale d’Haïti.
Toujours d’après les informations relayées, Gérald Remplais, inculpé en 2025, dirigerait l’Administration générale des Douanes.
La publication mentionne également un rapport de la Direction centrale de la police judiciaire indexant Édouard Baussan dans un dossier de trafic d’armes, tout en soulignant qu’il continuerait à exercer un contrôle officiel sur le port de Port-au-Prince.
Un bilan sécuritaire vivement critiqué
Dans le même message, le journaliste affirme que Vladimir Paraison se dit satisfait de ses huit mois à la tête de la PNH, malgré une situation sécuritaire jugée préoccupante.
Il évoque notamment un bilan marqué par l’absence de chefs de gangs neutralisés, des routes toujours sous tension et une recrudescence de la violence, avec plus de 70 morts signalés en une seule soirée dans la région de l’Artibonite.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la population haïtienne continue d’exprimer ses inquiétudes face à l’insécurité grandissante et à la circulation incontrôlée des armes à feu dans plusieurs régions du pays.
Des discussions en coulisses pour un éventuel remplacement
Toujours selon la publication, des discussions seraient en cours en coulisses concernant un possible remplacement du directeur général de la PNH.
Parmi les noms évoqués figurent :
- Michel-Ange Gédéon
- Frantz Elbé
- Godson Orélus
Le nom de Godson Orélus est particulièrement mentionné, celui-ci ayant été inculpé en 2016 dans une affaire liée au trafic d’armes, selon la publication.
Une polémique qui relance le débat sur la gouvernance
Cette sortie médiatique relance le débat sur la transparence des nominations dans les institutions publiques et sur la nécessité de renforcer la crédibilité de l’État dans la lutte contre le trafic d’armes et l’insécurité.
Pour l’instant, aucune réaction officielle du bureau du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ni des institutions concernées n’a été publiée pour répondre à ces accusations.
Cependant, cette affaire pourrait alimenter davantage les tensions politiques et les discussions sur la réforme du secteur sécuritaire en Haïti.



