La cour d’appel a exprimé son intention d’auditionner plusieurs personnalités importantes dans le cadre du procès entourant l’assassinat du président Jovenel Moïse. Parmi les personnes concernées figurent Antonio Cheramy, alias “DON KATO”, Claude Joseph, Martine Moïse, Louis Gonzague Day et Jantel Joseph, pour n’en citer que quelques-unes. Cependant, cette décision soulève plusieurs interrogations légitimes.
La question fondamentale qui se pose est la suivante : ces individus sont-ils véritablement les principaux responsables de l’assassinat du président, ou bien sont-ils utilisés comme des boucs émissaires dans une affaire complexe ? Si l’on prend en compte les témoignages de Dimitri Hérard et de Joseph Félix Badio, deux figures clefs du dossier, il semble que la justice n’ait pas encore identifié les coupables réels. Selon leurs déclarations, les véritables auteurs du crime n’ont pas encore été entendus, ce qui remet en question la légitimité et la transparence de l’enquête.
Le rôle des autorités judiciaires dans cette affaire suscite ainsi des doutes. En effet, si ces témoignages sont véridiques, il est légitime de se demander si la justice ne cherche pas à détourner l’attention des véritables responsables, créant ainsi une illusion de progrès dans une affaire qui reste, pour l’heure, largement non élucidée.
Derrière cette procédure se cache donc une série de questions profondes sur l’intégrité de l’enquête et l’objectivité des autorités compétentes. Est-ce que l’audition de ces personnalités est réellement dans l’intérêt de la justice, ou bien est-ce une manœuvre pour protéger les véritables coupables ? La société haïtienne et le monde entier attendent des réponses claires et convaincantes sur ce sujet. Il devient impératif que la vérité éclate, pour que justice soit rendue à Jovenel Moïse et à son héritage.
Le rôle de la justice est de traquer les coupables, quels qu’ils soient, et de garantir un procès transparent et équitable. Toutefois, si l’on se fie aux événements récents et aux divergences dans les témoignages, il semble que la route vers la vérité soit encore semée d’embûches.