Journée internationale de la paix : la FPU réunit les acteurs du changement
Pour commémorer la Journée internationale de la paix, la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), appuyée par ses partenaires, a réuni ce dimanche 28 septembre divers acteurs autour de son deuxième Colloque pour la Paix. L’événement, ouvert par le Révérend Lesly Milien, président du Réseau Haïtien des Ambassadeurs pour la Paix Universelle (RHAPU), a donné le ton avec cette vérité simple et forte : « La paix ne se décrète pas, elle se construit ». Placée sous la direction du Révérend Lamarre Massily, coordinateur du RHAPU et maître de cérémonie, cette rencontre a rassemblé un panel d’intervenants venus partager leurs réflexions et leur engagement pour une paix durable, en Haïti comme à travers le monde.
Dans une atmosphère solennelle mais nourrie d’espérance, les participants ont rappelé que la paix ne saurait être le fruit du hasard, mais celui d’un travail patient, quotidien, basé sur le dialogue, la réconciliation et des valeurs communes.
La voix des bâtisseurs de paix
Le politologue Joseph André Gracien JEAN a marqué l’assistance en invitant l’assemblée à observer une minute de silence à la mémoire des peuples palestinien et ukrainien, symboles d’une humanité meurtrie par la guerre. « La paix n’est pas une utopie, mais une voie exigeante que l’on choisit en conscience », a-t-il affirmé, rappelant que le respect et la justice restent les pierres angulaires d’un monde plus humain.
Pour sa part, Maître Jean-Jacque B. Charlotin, ambassadeur de paix, a orienté la réflexion vers le rôle central de la famille et des valeurs morales dans la construction d’une société équilibrée. « La famille est l’école première où s’apprennent la tolérance, la loyauté et la solidarité. C’est le point de départ indispensable d’une société pacifique », a-t-il déclaré, invitant chacun à prendre conscience de sa responsabilité dans ce processus.
Dans la même lignée, Maître Nathalie Wakam Cyprien a rappelé que « la paix véritable prend racine dans nos foyers ». Selon elle, c’est par l’éducation, le respect familial et la cohésion que peut se bâtir un avenir commun plus stable et harmonieux.
RHAPU : un réseau mobilisé pour la paix en Haïti
Le colloque a également mis en lumière l’action du RHAPU, qui continue de jouer un rôle essentiel dans la médiation communautaire et la résolution de conflits en Haïti, un pays fragilisé par des tensions persistantes. La nomination de nouveaux ambassadeurs de paix universelle a constitué l’un des temps forts de la journée, renforçant ce réseau d’acteurs engagés dans la construction d’une société plus solidaire et pacifique.
Un appel collectif et universel
En clôture, les organisateurs et intervenants ont lancé un appel fort : la paix ne doit pas être envisagée comme une fin en soi, mais comme un chemin, exigeant patience, responsabilité et action collective.
Dans un monde marqué par les crises, ce deuxième Colloque pour la Paix est venu rappeler qu’au-delà des frontières et des conflits, la paix reste un droit fondamental et une valeur universelle. De Port-au-Prince à Kiev, de Gaza aux quartiers populaires haïtiens, le message porté est clair : la paix ne se décrète pas, elle se construit, pas à pas, et ensemble.



